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lundi 4 octobre 2010

Voyage intime

C’est l'arrêt total du train arrivant en gare qui me réveille. Toi toujours endormi, je vois un léger sourire dessinait ta bouche à la lueur des lumières qui inondent les quais vides à cette heure de la nuit. En me redressant, je peux apercevoir l'horloge qui danse doucement aux grès du vent, celle-ci indique 3h00 du matin. Le train restera en gare un long moment avant de reprendre sa route vers notre destination.

Encore engourdie de notre union passionnée d'après le diner, je relève la taie d'oreiller et me love dans la grande couverture bleu orné du sigle de l'Orient Express. Tout est somptueux dans cette alcôve qui nous sert de chambre pour la nuit, les marqueteries incrustées dans les boiseries scintillent dans la nuit comme mille étoiles. La bretelle de ma nuisette tombe sur mon épaule et d un geste machinal je la relève en imaginant que tes doigts soient les miens.

Des bouffées d'amour me prennent au ventre pendant que tu sommeilles tel un enfant prés de moi. Tu as posé ton bras sur ma cuisse que je n'oses pas bouger peur de ne plus te sentir me protégée. Tout autour de moi est silencieux, feutré, la chaleur de la notre cabine- couchette m'offre un tendre cocon qui m'enveloppe .

Tu bouges un peu, ouvre les yeux et déjà tu me souris, ta main cherche la mienne que tu emprisonnes en serrant doucement.

« Tu ne dors plus»

Non je rêvais de toi, de nous toute éveillée »

Tu te tournes sur le ventre et ta tête vient prendre place sur mes cuisses, au travers du fil soyeux de ma nuisette, je sens une barbe déjà naissante, ton parfum remonte à mes narines, et je ferme les yeux pour te sentir proche de moi.

Ta bouche délicatement embrasse mes cuisses à travers le fin tissus, un baiser puis deux puis je ne compte plus cette bouche qui devient plus câline, plus tendre et déjà si prometteuse. Je laisse échapper un léger grognement pendant que tu remontes ma nuisette jusqu’en haut de mes cuisses nues. Mes jambes se laissent flattées, s'ouvrent naturellement et tu en profites pour venir te glisser entre elles.

Ta langue tel un papillon butinant remonte et descend sur mon entre jambes, laissant au passage un baiser plus chaud sur mon pubis humide. Tes mains caressent mon ventre qui ondule à chaque passage, frémit quand tu arrives à mes seins qui déjà se dressent sous l'étoffe fine, il suffit que tu roules sous tes doigts mes tétons pour qu’ils en deviennent aussitôt durs et lourds. Ta bouche remontée jusqu’à eux, les honorent en les léchant, tu les suces comme un enfant et ma main se perd dans tes cheveux. Je murmure des mots de tendresse, des mots qui se voudront en osmose avec l'amour que tu m'offres de nouveau.

Le plaisir ne se fait pas attendre, mon corps est parcouru de mille frissons et de tendres orgasmes non pas celui qui nous ravage quand nous sommes unis,mais des orgasmes qui déclencheront plus tard ma perte de moi, ma folie de toi. Mes doigts s'accrochent à ta chair pendant que de toi je m'en vais là ou plus rien n'existe que ces moments magiques à mon corps amoureux. Je relève ton menton pour venir chercher ta bouche, je veux être uni de nos langues, murmures devenant râles de plaisir.

En te frottant ainsi je sens ton sexe dur me parcourir le ventre, ton gland laisse derrière lui les traces sensuelles de tes premières perles de sperme. Qu’il est doux de te sentir ainsi, envieux, désireux de me faire l'amour encore et encore. En nous embrassant j'arrive a te faire basculer sur le dos, c est maintenant moi qui vient au dessus de toi, laissant ma main divaguer sur ton torse déjà en sueur, sur ton ventre chaud et enfin sur ton sexe qui se pointe fier et arrogant, demandant a être aussi apprivoisé. Et ma bouche quitte la tienne, pour faire tout le chemin de ta peau, pour arriver enfin à cette tige bandée, rougeâtre de plaisir, ta main pousse élégamment encore ma tête. Oh je sais ce que tu veux la maintenant, et dans un seul geste ma bouche l'avale au plus profond que ma gorge peut l'accepter, je resserre tel un étau mes joues pour qu’elle se sent prisonnière de ma salive, glissant lentement. D'une main je caresse ton torse de l'autre je masse tes bourses, pendant que ma bouche vorace se fait fourreau humide.

Je te regarde et mes yeux tombent dans les tiens, lumières brillantes dans la nuit, je peux y déceler le plaisir montant, ton amour pour moi. Je sens ton corps se contracter, tes mains plus pesantes dans mes cheveux et des murmures de tendresse allant en crescendo vers un cri de plaisir.

Je ressens l'instant ou tu vas laisser couler ton plaisir, je me retire de ton sexe chevauche tes hanches et divinement je m'empale sur toi, ton sexe ouvre mes chairs vaginales lentement pour venir s'y planter tel un conquérant. Il faut peu de temps pour sentir ces jets chauds de ton orgasme se propageait tel un ouragan me dévastant juste après toi le ventre et mes sens. Après nos orgasmes nous laissant encore une fois repus de nous je reviens prendre ma place dans tes bras pour te murmurer encore et encore combien je t aime tant …….

MartineD

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