De cette main invisible elle remonte
les frissons tout le long de l'échine, fait exploser des milliers de
sensations tout à la fois agréables et insupportables.
Tant bien que mal on s'accroche à ce
moment presque invivable comme si toute sa vie en dépendait tant il
ravage tout les sens, chaque parcelle minime de ce corps en transe.
Et on se laisse aller vers l'inconnu
pas si inconnu que cela finalement , chaque fois qu'il est là, qu'il
explore le corps des pieds aux cheveux en passant par le ventre,
paralysant les jambes remontant dans les reins jusqu'à envahir la
tête, pilier central des appels incessants de vivre ce moment
magique que l'on redécouvre à chaque fois.
La main rivée tantôt douce tantôt
féroce à cette rose délicate qui ne demande qu'a se déployer de
ses plus belles apparats et ouvrir à tout à vents ce pétale de
velours encensé de milles perles coulantes et odorantes.
Le souffle de la vie se suspend
quelques secondes étouffant parfois un cri, se mordillant ou serrant
la bouche tellement fort mais si impuissant qu'il en ressort
haletant, suant, hurlant presque une victoire sensuelle d'un seul
gémissement qui laisse un instant entre vie et mort et pourtant
immortel
Et le temps s’arrête oh juste
quelques secondes, quelques instants magiques, la perte de soi, d'une
présence invisible mais si forte qu'elle est omniprésente en soi.
Ce corps qui se cambre pour ne faire
que des arabesques aux lignes imparfaites ondulant ainsi jusqu'à
plus de force physique.
Ne laisser alors que le répit de la
victoire au condamné à la petite mort, frémir, vibrer, suer ,
hurler et se laisser aller dans ce monde intemporel une fraction de
seconde tellement si forte, tellement si douce et sauvage tout à la
fois, tellement si intense, tellement si dévastatrice à ce corps
qui se consume de cet étrange de phénomène de l'orgasme
MartineD