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mardi 30 octobre 2012

Le feu par le feu



Il neigeait depuis plusieurs jours. Dehors le vent avait formé des congères de plus d'un mètre de haut. Les routes étaient devenues impraticables en quelques heures. A l'approche des fêtes de fin d'année, nous avions loués un petit chalet de montagne pour passer le seuil d'une nouvelle année tranquillement loin de la cohue de l'effervescence de la ville.

Le chalet était fort accueillant avec une grande pièce de vie où toute la journée crépitaient des bûches dans la grande cheminée en briques du pays. Ce qui laissait à cette pièce une délicieuse odeur de pins consumés.

Si au début de notre séjour nous avions fait quelques balades depuis hier il était impossible de sortir. L'après midi se finissait lentement absorbé chacun dans notre lecture.

Tu étais assis dans le grand fauteuil près de la cheminée tandis que j'avais opté pour la peau d'animal posé au sol, à plat ventre je lisais avec fascination un roman que j'avais acheté quelques mois auparavant mais que je n'avais jamais eu le temps d'ouvrir.

De temps à temps tu posais ton pied nu sur mes fesses comme pour me rappeler que tu n'étais pas loin de moi. A chaque fois je souriais sans quitter mon livre mais cette marque d'attention me faisait penser qu'il était doux d’être ainsi presque seul au monde.

Tu laissas de coté ta lecture pour venir t'allonger prés de moi. La tête sur mon épaule, ton bras m’enlaçant la taille. Ton corps prenait la forme du mien. Ta bouche effleurait par petits baisers la chaleur de mon cou.

Du bout de la langue tu prenais un malin plaisir a titiller mon lobe d'oreille que tu savais sensible à ce genre de caresses.
A chaque fois mon corps frémissait de plaisir, l’électrisant près a se laisser aller aux plus douces caresses sensuelles.

Le manège de tes lèvres ainsi voyageaient de mon cou à l'oreille éveillait en moi des désirs de toi, de tes mains, de ta bouche, de tout ton être.

Ta main qui m'enlaçait flatter ma hanche en la caressant lentement. Tu passais ta main sous mon pull pour caresser la douceur de mon dos et de mes reins.
De longues caresses du bout de tes doigts comme j'aimais. Sans aucune précipitation laissant monter en moi le désir, l'envie de toi.

Tu prenais ton temps a me caresser, tu décrochais au passage mon soutien gorge laissant libre à tes caresses mon dos qui se détendait sous tes mains chaudes et expertes.
Tu continuais ton chemin plus bas que mes reins caressant mes fesses jusqu'aux creux de mes genoux.

Tu avais le don d'éveiller en moi mes démons lubriques qui m'emportaient vers des instants de jouissance magnifique.

Tu glissais ta main au milieu de mes fesses les forçant a s'ouvrir pour aller caresser mon sexe humide. Lentement tu écartais les fins liens qui couvraient mon intimité pour te frayer un passage dans cette moiteur de mes envies.

Tes doigts voyageaient tout le long de mes lèvres intimes, les pincer délicatement, et de ta main pleine tu enrobais ma toison rousse en laissant entrer avec aisance ton index dans les plis intimes mouillés. Mon clitoris était gonflé de désir, tu t'appliquais à le caresser doucement pour le faire gonfler encore plus fort à me faire presque mal.

Mais quelle douce mort que ce doigt qui cherchait ma jouissance !

Mon corps cherchait ta main, cherchait cette jouissance qui se trouvait aux bouts de tes doigts. Je soulevais mon corps pour ramener mes genoux en dessous de mon ventre, le dos rond, les jambes ouvertes, la tête enfouie dans cette peau de bête posée devant la cheminée.

Je râlais de plaisir au bord de la jouissance, la respiration haletante et chaque fibre de mon corps qui hurlait mon envie de toi. J'écartais de plus en plus les cuisses pour t'offrir mon sexe excité, la courbe de mes reins bien creuse pour y glisser ta main jusqu'à prendre mes seins dans tes mains épousant mon corps au tien. Unis dans le désir de s'unir de nos sexes en feu.

Comme à chaque fois tu avais l'agilité féline de continuer a me caresser tout en te déshabillant. Je sentais la douceur de ta peau collée à la mienne, ta chaleur épousée la mienne.

Deux corps unis de la même envie, celle de s’apprivoiser mutuellement, celle de se laisser aller à la tendresse de s'aimer encore une fois. Sans aucune retenue, en parfaite harmonie amoureuse.

Ainsi lovée je ne pouvais pas te toucher et mon plaisir passer par mes caresses. Je ne pouvais imaginer un seul instant n’être que la seule a prendre du plaisir. Il me fallait renverser la situation à mon avantage pour te sublimer tout autant que tu le faisais pour moi depuis de si longues minutes ou tu jouais a prendre le chemin de mon corps le mettant en excitation, en désir fou d’être aimer.

Alors dans un mouvement gracile j'arrivais a me détacher de toi, me glissant à tes cotés face à face. Il ne restait plus grand chose de mes vêtements a retirer. Tu m'aidais a me débarrasser rapidement et je venais me coller encore plus prés de toi.

Tu m'accueillais dans tes bras, toujours cette chaleur de ton corps qui brûlait le mien, une jambe m'entourant le bassin, tes bras formaient un berceau moelleux où je me trouvais si bien !
Je posais une main dans ton dos, la laissant voyager tout le long, descendant sur tes reins. Ta peau était douce comme du velours.

Pendant cette longue caresse tu avais posé tes lèvres sur les miennes au début presque chastes, douces pour finir dans un long baiser sensuel. Ta langue passant sur l'ourlet de mes lèvres entrant dans ma bouche pour aller chercher la mienne, la sucer lentement, la mordiller et reprendre ce long baiser langoureux qui nous laissaient sans haleine. Toujours plus exigeant, plus envieux de nous.

Je quittais ton dos pour venir taquiner ton torse, ton ventre qui frissonnait de plaisir. Je descendais sur ton pubis, frôler au passage ton sexe dur et long qui se mouillait d'excitation.

Désormais c'est toi qui était prisonnier volontaire de mes assauts sexuels. Tu râlais de temps en temps, grognements de plaisir allié à quelques mots d'encouragement pour aller chercher plus loin ta jouissance.

J'attrapais alors ton sexe dans ma main, l'entourer en serrant de mes doigts qui le caressaient de haut en bas comme lorsque tu te caressais parfois quand tu aimais te donner du plaisir solidairement.

Mes doigts connaissaient chaque nervure de ton sexe qui s'allongeait encore sous mes caresses. Longue tige épaisse avec deux lourdes bourses remplies de semence qui ne demander qu'a se déverser de plaisir t’entraînant dans une longue agonie de plaisir qui te laisserait frissonnant quelques minutes avant de reprendre tes esprits.

Mais pour l'instant, il n'était pas encore venu ce moment où dans un cri de victoire tu giclerais puissamment dans ce délire de volupté.

Je descendais encore tout le long de ton corps ma bouche avait pris le relais de mes mains. Chaque baiser que je laissais sur ta peau te semblait comme une brûlure délicieuse. Je m'appliquais a lécher tes tétons que je savais sensible puis je descendais sur ton ventre, passer ma langue autour de ton nombril. Cette caresse avait le pouvoir de te laisser en transe.
Tes jambes gigotaient dans le vide, les orteils tendus, le muscle du mollet crispé de plaisir.

Je me frottais au passage sur ton pubis, toison presque dru et tellement douce tout à la fois. A chaque caresse de mon menton ton sexe frémissait, se redresser automatiquement. Tu avais pris en main celui ci que tu dirigeais vers mon visage, tu aimais le passer sur mes joues et mes lèvres. Longues caresses veloutées laissant la marque mouillée de ton désir de moi.

Tu attrapais la base de ma nuque en cherchant mon regard, j'ouvrais la bouche comme pour te faire comprendre que j'étais en accord parfait avec ta demande silencieuse. Prendre en bouche ton sexe, jouer de ma langue sur ton gland qui se rétracte un instant subtile à mes caresses buccales. Te laisser baiser ma bouche, tendre fourreau tout chaud, tout humide, près a recevoir la plus douce des caresses qui te ferait partir dans un délire unique.

Je plaçais mes mains en coupoles pour caresser tes bourses, lourdes, pesantes de semence odorante. Toujours a m'appliquer a te sucer goulûment laissant ma salive coulée tout le long de cette queue immense et épaisse que je sublimais avec délice.

Tu poussais ma tête de tes deux mains lentement de plus en plus profondément dans ma gorge. Mais très vite je dus arrêter tu étais sur le point de jouir. Alors je vins te chevaucher, mes hanches collées aux tiennes, mes bras de chaque coté de tes cuisses pour ne pas perdre l'équilibre.
Tu me soulevais pour que je puisses m'empaler sur ton sexe. Je te sentais venir au plus profond de mon ventre, tu irais fouiller celui ci avec des va et vient pour finir en osmose de nos jouissances.

Tes mains autour de ma taille m'accompagnaient dans mes va et vient accordés aux tiens, ainsi unis il fut court ce moment ou tu m'écrasais les hanches dans tes mains, ton torse se soulevant pour venir m'entourer de ton corps.

« Viens, j'arrive «  et ce fut un cataclysme orchestré de nous. Ta semence coulait par jets puissants dans mon ventre, je jouissais en même temps que toi mélangeant ma cyprine à ta semence.

Les derniers assauts étaient presque violents, bestiales, comme si tu voulais vider complètement ton sexe de toute semence. Nous restions ainsi encore un long moment, enchevêtrés l'un à l'autre, sans bruits, sans un mot, juste le chant des bûches qui continuaient a crépiter dans l’âtre.

Martine D

ondulations amoureuses

Assieds toi, là, oui, prends tes aises, oublie tout ce qui ne fait pas nous. Un moment hors du temps qui nous emporte. Un instant de liberté, un instant de sensualité.

Regarde moi, ne me quittes pas des yeux, fixe dans ta mémoire ce qui va se passer. Regarde ce spectacle intime que je m’apprête à nous offrir sans aucune pudeur, sans plus aucune retenue de ma vertus.

Laisse toi imprégner de toutes tes sensations épidermiques, de toutes tes émotions érotiques.

Laisse moi te faire voyager entre le réel et l'irréel du moment où je finirai par faire de ton corps l’apocalypse de notre jouissance commune.

Tu vois devant toi je suis totalement nue, mes hanches pleines, mes seins lourds, ces courbes de mon corps que tu as tant de fois parcouru de tes mains, de tes doigts, faisant de moi la reine de tes désirs les plus fous.

Fait moi un signe,un seul et je m'avancerai vers toi, frôlant de mon corps le tien que je veux embraser de mille feux crépitant à chaque caresse que nous allons nous offrir.

Si prés de toi, tu peux respirer ma peau, la sentir se consumer lentement à chaque caresse que tu vas me donner.

Tu sens comme mon corps quémande le tien, il t'invite dans sa danse effrénée de mes soupirs, de mes envies de toi, de mon désir à être tienne ici et nulle part ailleurs.

Avance ta main, et du bout de tes doigts suit la ligne de mon cou à la naissance d'un sein. Caresse le en douceur, prends de son galbe le chemin exquis du téton qui se durcit à cette caresse sensuelle.
Du bout du pouce entoure son mamelon, caresse jusqu'à ce qu'il se redresse et durcit ce globe laiteux, jusqu'à ce qu'il me fasse mal de désir fou que tu ailles plus loin encore dans ton exploration de ma peau.

Joins l'autre main à l'autre pour entourer mes deux collines et faire leur ressentir les frissons du désir qui réveille mes sens tapis dans le creux de mes reins.

Dessine des arabesques sensuelles jusqu'à mon bas ventre épousant cette toison chaude de ta main pleine.

Ressens tu la moiteur de cet antre qui n'a plus de secret pour toi ?

Continue, oui continue, va plus loin, ose ce doigt mutin que tu enfonces dans ce jus moelleux qui mouille tout mon sexe.

Mon excitation de toi coule entre mes cuisses, laisse le donc couler et mouiller tes doigts inquisiteurs fouillant méthodiquement jusqu'aux gémissements que ma gorge laisse échapper.

Continue a glisser au plus profond de mon ventre, fait le bouillonner de plaisir, de désir les plus fous.

Jouir, oui jouir de toi est la plus douce sentence que tu peux m'infliger.

Mais ne quitte pas ce doux fourreau, ne le laisse pas orphelin de tes folies, garde le en éveil amoureux de tes doigts qui me fouillent.

Mais ajoute à ces caresses profondes celles qui font hurler de plaisir quand tes doigts amoureux percutent mon clitoris gonflé de plaisir. Caresse le lentement, fait le sortir de son enveloppe, fait le vibrer entre tes doigts jusqu'à ma jouissance, à ma renonciation de tout ce qui m'entoure de réel.

Dans un dernier soubresaut je m'accrocherai à toi, posant ma tête à ton épaule, mordillant la chaleur de ton cou pour ne pas hurler de plaisir jusqu'à en mourir délicieusement.

Et dans un appel de toi, laisse glisser ma bouche à la tienne, happer ta langue que j'enroulerai à la mienne, goûtant ta salive à la mienne.

Ne surtout pas arrêter mon chemin à ta peau, laisser ma bouche après mettre délecter de la tienne continuer à te sublimer.

Prendre entre mes lèvres tes tétons qui sous la chaleur de celles ci se durciront comme du roc. Glisser mes mains autour de ton ventre papillonnant à te faire frisonner de plaisir.

Arriver enfin à cette tige dressée et bandante de ce moment intense de nous deux, l’emprisonner de mes doigts, avec le pouce caresser ton gland poisseux de désir. Dessiner chaque veine gonflée de plaisir, continuer la caresse jusqu'aux bourses gardant encore un court instant sa précieuse semence qui giclera sans fin apaisant ton corps de cette fièvre amoureuse.

Laisse toi envahir de ces pulsions de tendresse quand fatigué de ce tumulte érotique enfin tu retrouves la paix du corps et de l'esprit.

Continue encore un moment à ne faire qu'un toi et moi, ne plus bouger, ne plus parler, ne plus rien ressentir qui ne fait pas partie de nous.

Martine D





dimanche 28 octobre 2012

Jour d'hier

L'espace est réduit, éphémère presque irréel. Un moment de nous au travers des mots, des sensations que l'on fait renaître. Des émotions vécues un jour d'hiver dans un appartement inconnu pour moi mais qui restera à jamais le lieu de mes plus beaux souvenirs de femme aimante et amante.

Mais à ce jour il n'y a plus de modèle irréel, juste toi et moi reliés par la technologie moderne projeté sur la grande toile d'un univers feutré et silencieux dont le poids des mots font toute la différence.

Comment faire resurgir ces émotions partagées blotties au plus profond de nous pour retrouver ce désir de nous, ces envies partagées d'une journée imprégnée dans notre vécu à jamais.

Souvenirs d'autrefois où nous nous sommes aimés sans retenue, sans appréhension simplement toi et moi où ce jour là l'amour était au rendez vous.

Tout commence un matin d'hiver sur un quai de gare. Un train qui m’amène vers toi, des rails qui n'en finissent pas, un paysage qui défile sous le soleil d'hiver. Un paysage que je ne vois pas, je le laisse défiler entre mes yeux mi clos avec la crainte au creux de la poitrine de te rencontrer pour la première fois. depuis plus d'une année que nous avons fait connaissance sur la trame du virtuel.

Puis cet arrêt au terminal de cette gare, ce taxi que je prends et qui m’amène à l'adresse griffonnée sur ce bout de papier que je garde précieusement dans le creux de ma main. Un long silence dans cette voiture, toujours les rues qui défilent sans vraiment les voir. Une impatience soudaine d'arriver au bout de ce voyage. Une émotion oubliée d'une première rencontre.

Âpres avoir payé le chauffeur de taxi, quelques marches à franchir pour arriver dans ce hall d'immeuble. Un nom, le tien au milieu d'une dizaine d'autres. Une sonnette et puis l'attente quelques minutes de l'ouverture de ce sanctuaire impersonnel.

L’ascenseur qui m’amène vers toi, un dernier regard sur mon maquillage, et tant pis s'il n'est pas parfait ! Il est trop tard pour changer quoi que se soit.

Le cœur qui bat, les mains moites, les jambes tremblantes, un instant de panique. Mais qu'est ce que je fais ici ? Partir, redescendre, courir vers la rue, ne pas me retourner et fuir, te fuir, loin de toi.

Mais non, je pousse la porte de l’ascenseur et.......tu es là, au bas de la porte de l'appartement ouvert. Un sourire éclatant, une haute stature, la finesse de ton corps, que tu es beau ! Un coup de cœur, encore un que je garderais pendant de longues années après cette journée.

Un bonjour furtif, un brève instant ton parfum qui flotte entre nous comme pour nous entourer de ces effluves le temps d'une journée passée ensemble.
Puis mon entrée dans cette grande pièce de vie aux baies vitrées sur un jardin public où des canards barbotent dans cet immense étang glacé du froid de cet hiver.

Très vite nous nous installons sur le canapé, discutions banales, approche presque timide d'un moment qui deviendra torride, interminable jusqu'au bout de l'après midi.
Une recherche de connexion de deux êtres tellement différents mais si semblables dans leurs attentes de l'autre.

Des mains qui se cherchent, se croisent et se décroissent. Éternel ballet qui cherche un sens à leur approche.

Je garde en mémoire tes longs doigts fins qui jouent avec les miens. Tes doigts qui contrastent avec les miens. Toi l'homme de couleur, cette peau que l'on associe avec le «  statut de black » alors que je suis «  la femme blanche «  Tu es noir, noir dans ta physionomie, noir dans tes gènes, tout en toi fait notre différence de culture et de racine. Oui et alors ?. Le cœur est il possédé de ce racisme qui fait les idiots ? En tout cas le mien bat à la chamade de toi, toi cet homme de couleur que je viens rencontrer, qui me plaît et que je veux aimer de tout mon corps, de toute mon âme.

Et tes doigts se défies aux miens, s'enfilent sous mon pull de laine blanc, ils viennent sentir la chaleur de ma peau, les courbes qui se cachent dans mon intimité voilée. Tu gardes cette connexion par tes mains qui fouinent à tâtons.

Je relève la tête et me retrouve dénudé par ton regard. Il s'incruste dans le mien, il fouille à son tour mon âme, mon acceptation à tes mains qui trouvent le chemin de ma poitrine cachée par un soutien gorge de dentelle.

Je sens tes doigts impatients sur le téton qui se durcit aussitôt, tendu le mamelon qui s'offre à ceux ci, le sein plus dur se redressant fièrement.

Je passe ma main derrière ta nuque à la base de tes cheveux drus. Tu t'approches encore plus prés de moi. Je sens ton haleine au bord de ma bouche. Tes lèvres viennent aux miennes. Premier baiser léger, premier baiser inquiet d'un amant qui se veut entreprenant tout en étant délicat et patient.

Sous mes doigts, je découvre à mon tour ton dos et ton torse. Comment ne pas me montrer impatiente de découvrir ton corps au risque de me montrer peu habile. Je voudrais tout toucher, tout découvrir, tout à la fois faire durer le temps et le suspendre au sablier du temps.

Tu semble tellement à l'aise que je me détends aussi peu à peu. Tu es toujours a caresser ma poitrine, défait l'attache du soutien gorge qui libère mes seins sous le pull de laine. Il faut peu de temps à tes mains habiles pour me faire lever les bras et me retrouver le torse nu.

Un instant tu t’arrêtes pour me regarder, descendant ton regard du mien jusqu'à mes seins les prenant en main, les massant, faisant rouler sous tes doigts la dureté du mamelon.
Je cherche à nouveau ta bouche peu être pour te cacher que je suis mal à l'aise de ce corps nu que je n'aime pas. Les kg enrobant mon physique me semble tellement empâté face à toi si longiligne, si magnifique que ce corps superbe que je découvre.

Puis tu te lèves pour rester debout, ton long corps déployé telle la liane sauvage. Mes mains restent à ton corps. En levant les yeux je peux voir ton visage qui se détend, les lèvres ouvertes, le souffle qui dévient plus court. Les muscles de ton ventre qui palpitent aux grès de mes caresses.

Là ou je me trouve, mes yeux sont attirés par la bosse qui se forme au milieu de ton entre jambes. Ton survêtement ne laisse aucune entrave à ton sexe excité.

Je n'ai plus de craintes, je prends à mon tour des initiatives. Alors d'un geste lent, je baisse ton survêtement, tu lèves un pied puis l'autre pour retirer complètement celui ci. Tes hanches sont cachées par un boxer noir que très vite j’enlève aussi. Tu es presque nu désormais, fascinée je regardes discrètement ton sexe long, très long, épais, deux bourses lourdes bien attachées. Voilà donc cette tige bandée qui coule doucement d'excitation.

Sans me poser aucune question, tout aussi naturellement que se passe ce moment, je prends ta queue entre les lèvres, je la goutte, passe la langue lentement sur ton gland, recommence plusieurs fois cette caresse ce qui fait se contracter tes bourses , gémissements qui se fait entendre dans cette pièce silencieuse ou seule une musique douce rompt le silence.

Puis tes doigts, ta main caresse mon menton, tu me regardes goutter ainsi à ton intimité. La caresse est longue, tout en douceur, tout en sauvagerie de te sentir ainsi prit dans l'étau de ma bouche qui se veut tendre et vorace.

Tes hanches vont et viennent dans cet espace réduit qui nous sépare. Je te fais l'amour de ma bouche, ton sexe entre et sort aux rythmes bien orchestrés de tes envies. Très vite tu te laisses aller à jouir dans l'espace feutré de ma gorge. Presque étonné de t'avoir laisser aller aussi naturellement, stupéfait que ton corps n'a pas plus se contrôler de cette succion gourmande que je t'ai fais subir.

Pas un instant de répit, ton corps en désire plus encore. Ton sexe reste dur, dressé sans aucun repos. Tu frémis de ce moment unique mais très vite tu en veux plus encore.

Tu m'allonges face à toi, la jupe remontée jusqu'aux hanches que je n'ai pas retirée. Tu poses ta main pleine sur mon toison rousse, pelage de soie tout imprégné de mon excitation. Tu prends en main ton sexe érigé pour le frotter sur mes lèvres intimes. Tu joues de ta queue sur mon clitoris déjà en feu. Le clapotis de ma cyprine excite ce moment déjà si intense.

Tu embrasses mon menton, la naissance de mes seins et tu viens te planter en fouillant mon ventre avec détermination, aller plus loin, toujours plus profond comme pour souder à jamais nos sexes en perdition.

Aussi rapidement que toi je jouis très vite, criant sans pudeur mes cris de jouissance. Il n'y a plus rien que ce moment sublime où je perds pieds où tout se mélange entre ce qui est réel et ce qui ne l'est plus. Moment d'union entre deux êtres qui cherchent la jouissance de l'autre pour apprécier la sienne.

Encore et toujours ce sexe qui sort de mon ventre en érection, toujours aussi dur, toujours en quête d'autres jouissances en avenir.

Est ce l'alchimie d'un corps en liberté mais chaque jouissance tu restes frémissant de longues minutes. Spectacle magnifique d'un homme qui jouit de tout son être, de tout son corps.

Toute la journée nous nous aimons, je ne crois pas qu'un seul instant ton sexe trouvera le repos. Il a besoin d’être en érection. Il a besoin de se vider de toute cette excitation que tu lui offres.

Chaque position que nous faisons nous laisse en répit un petit moment de notre soif de jouissance mais très vite l'un et l'autre avons besoin de nous souder de nos sexes encore et encore.

Je laisse sur tes draps ma jouissance, toute cette mouille mélangée à ta semence. Le corps transis, tétanisé de tant d'ébats amoureux. Je te vois encore me chevauchant ta main sur mon dos, ton sexe calé dans le mien. Tes coups de reins plus longs, plus précis quand ce n'est pas ta main que tu fais vriller dans mon ventre pour m'ouvrir complètement, pour me posséder encore plus fort, encore plus intimement.

Le soleil d'hiver se couche doucement sur cette journée d'hiver. Il me faut penser a te quitter. Refermer sur moi toutes ces émotions accumulées et qui me tiennent chaud le temps du retour.
Juste avant de se quitter, un dernier baiser et puis une main que tu gardes sur la porte d’ascenseur qui m’emmène loin de toi. Une main qui voudrait retenir le temps qui court vers une autre destinée.

Voilà de nouveau je te raconte cette journée que nous avons partagés il y a quelques années. Encore une fois nos claviers trahissent notre besoin de nous souvenir comme si la continuité virtuelle était importante, nous permets de continuer nos vies séparées.

Martine D