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dimanche 28 octobre 2012

Jour d'hier

L'espace est réduit, éphémère presque irréel. Un moment de nous au travers des mots, des sensations que l'on fait renaître. Des émotions vécues un jour d'hiver dans un appartement inconnu pour moi mais qui restera à jamais le lieu de mes plus beaux souvenirs de femme aimante et amante.

Mais à ce jour il n'y a plus de modèle irréel, juste toi et moi reliés par la technologie moderne projeté sur la grande toile d'un univers feutré et silencieux dont le poids des mots font toute la différence.

Comment faire resurgir ces émotions partagées blotties au plus profond de nous pour retrouver ce désir de nous, ces envies partagées d'une journée imprégnée dans notre vécu à jamais.

Souvenirs d'autrefois où nous nous sommes aimés sans retenue, sans appréhension simplement toi et moi où ce jour là l'amour était au rendez vous.

Tout commence un matin d'hiver sur un quai de gare. Un train qui m’amène vers toi, des rails qui n'en finissent pas, un paysage qui défile sous le soleil d'hiver. Un paysage que je ne vois pas, je le laisse défiler entre mes yeux mi clos avec la crainte au creux de la poitrine de te rencontrer pour la première fois. depuis plus d'une année que nous avons fait connaissance sur la trame du virtuel.

Puis cet arrêt au terminal de cette gare, ce taxi que je prends et qui m’amène à l'adresse griffonnée sur ce bout de papier que je garde précieusement dans le creux de ma main. Un long silence dans cette voiture, toujours les rues qui défilent sans vraiment les voir. Une impatience soudaine d'arriver au bout de ce voyage. Une émotion oubliée d'une première rencontre.

Âpres avoir payé le chauffeur de taxi, quelques marches à franchir pour arriver dans ce hall d'immeuble. Un nom, le tien au milieu d'une dizaine d'autres. Une sonnette et puis l'attente quelques minutes de l'ouverture de ce sanctuaire impersonnel.

L’ascenseur qui m’amène vers toi, un dernier regard sur mon maquillage, et tant pis s'il n'est pas parfait ! Il est trop tard pour changer quoi que se soit.

Le cœur qui bat, les mains moites, les jambes tremblantes, un instant de panique. Mais qu'est ce que je fais ici ? Partir, redescendre, courir vers la rue, ne pas me retourner et fuir, te fuir, loin de toi.

Mais non, je pousse la porte de l’ascenseur et.......tu es là, au bas de la porte de l'appartement ouvert. Un sourire éclatant, une haute stature, la finesse de ton corps, que tu es beau ! Un coup de cœur, encore un que je garderais pendant de longues années après cette journée.

Un bonjour furtif, un brève instant ton parfum qui flotte entre nous comme pour nous entourer de ces effluves le temps d'une journée passée ensemble.
Puis mon entrée dans cette grande pièce de vie aux baies vitrées sur un jardin public où des canards barbotent dans cet immense étang glacé du froid de cet hiver.

Très vite nous nous installons sur le canapé, discutions banales, approche presque timide d'un moment qui deviendra torride, interminable jusqu'au bout de l'après midi.
Une recherche de connexion de deux êtres tellement différents mais si semblables dans leurs attentes de l'autre.

Des mains qui se cherchent, se croisent et se décroissent. Éternel ballet qui cherche un sens à leur approche.

Je garde en mémoire tes longs doigts fins qui jouent avec les miens. Tes doigts qui contrastent avec les miens. Toi l'homme de couleur, cette peau que l'on associe avec le «  statut de black » alors que je suis «  la femme blanche «  Tu es noir, noir dans ta physionomie, noir dans tes gènes, tout en toi fait notre différence de culture et de racine. Oui et alors ?. Le cœur est il possédé de ce racisme qui fait les idiots ? En tout cas le mien bat à la chamade de toi, toi cet homme de couleur que je viens rencontrer, qui me plaît et que je veux aimer de tout mon corps, de toute mon âme.

Et tes doigts se défies aux miens, s'enfilent sous mon pull de laine blanc, ils viennent sentir la chaleur de ma peau, les courbes qui se cachent dans mon intimité voilée. Tu gardes cette connexion par tes mains qui fouinent à tâtons.

Je relève la tête et me retrouve dénudé par ton regard. Il s'incruste dans le mien, il fouille à son tour mon âme, mon acceptation à tes mains qui trouvent le chemin de ma poitrine cachée par un soutien gorge de dentelle.

Je sens tes doigts impatients sur le téton qui se durcit aussitôt, tendu le mamelon qui s'offre à ceux ci, le sein plus dur se redressant fièrement.

Je passe ma main derrière ta nuque à la base de tes cheveux drus. Tu t'approches encore plus prés de moi. Je sens ton haleine au bord de ma bouche. Tes lèvres viennent aux miennes. Premier baiser léger, premier baiser inquiet d'un amant qui se veut entreprenant tout en étant délicat et patient.

Sous mes doigts, je découvre à mon tour ton dos et ton torse. Comment ne pas me montrer impatiente de découvrir ton corps au risque de me montrer peu habile. Je voudrais tout toucher, tout découvrir, tout à la fois faire durer le temps et le suspendre au sablier du temps.

Tu semble tellement à l'aise que je me détends aussi peu à peu. Tu es toujours a caresser ma poitrine, défait l'attache du soutien gorge qui libère mes seins sous le pull de laine. Il faut peu de temps à tes mains habiles pour me faire lever les bras et me retrouver le torse nu.

Un instant tu t’arrêtes pour me regarder, descendant ton regard du mien jusqu'à mes seins les prenant en main, les massant, faisant rouler sous tes doigts la dureté du mamelon.
Je cherche à nouveau ta bouche peu être pour te cacher que je suis mal à l'aise de ce corps nu que je n'aime pas. Les kg enrobant mon physique me semble tellement empâté face à toi si longiligne, si magnifique que ce corps superbe que je découvre.

Puis tu te lèves pour rester debout, ton long corps déployé telle la liane sauvage. Mes mains restent à ton corps. En levant les yeux je peux voir ton visage qui se détend, les lèvres ouvertes, le souffle qui dévient plus court. Les muscles de ton ventre qui palpitent aux grès de mes caresses.

Là ou je me trouve, mes yeux sont attirés par la bosse qui se forme au milieu de ton entre jambes. Ton survêtement ne laisse aucune entrave à ton sexe excité.

Je n'ai plus de craintes, je prends à mon tour des initiatives. Alors d'un geste lent, je baisse ton survêtement, tu lèves un pied puis l'autre pour retirer complètement celui ci. Tes hanches sont cachées par un boxer noir que très vite j’enlève aussi. Tu es presque nu désormais, fascinée je regardes discrètement ton sexe long, très long, épais, deux bourses lourdes bien attachées. Voilà donc cette tige bandée qui coule doucement d'excitation.

Sans me poser aucune question, tout aussi naturellement que se passe ce moment, je prends ta queue entre les lèvres, je la goutte, passe la langue lentement sur ton gland, recommence plusieurs fois cette caresse ce qui fait se contracter tes bourses , gémissements qui se fait entendre dans cette pièce silencieuse ou seule une musique douce rompt le silence.

Puis tes doigts, ta main caresse mon menton, tu me regardes goutter ainsi à ton intimité. La caresse est longue, tout en douceur, tout en sauvagerie de te sentir ainsi prit dans l'étau de ma bouche qui se veut tendre et vorace.

Tes hanches vont et viennent dans cet espace réduit qui nous sépare. Je te fais l'amour de ma bouche, ton sexe entre et sort aux rythmes bien orchestrés de tes envies. Très vite tu te laisses aller à jouir dans l'espace feutré de ma gorge. Presque étonné de t'avoir laisser aller aussi naturellement, stupéfait que ton corps n'a pas plus se contrôler de cette succion gourmande que je t'ai fais subir.

Pas un instant de répit, ton corps en désire plus encore. Ton sexe reste dur, dressé sans aucun repos. Tu frémis de ce moment unique mais très vite tu en veux plus encore.

Tu m'allonges face à toi, la jupe remontée jusqu'aux hanches que je n'ai pas retirée. Tu poses ta main pleine sur mon toison rousse, pelage de soie tout imprégné de mon excitation. Tu prends en main ton sexe érigé pour le frotter sur mes lèvres intimes. Tu joues de ta queue sur mon clitoris déjà en feu. Le clapotis de ma cyprine excite ce moment déjà si intense.

Tu embrasses mon menton, la naissance de mes seins et tu viens te planter en fouillant mon ventre avec détermination, aller plus loin, toujours plus profond comme pour souder à jamais nos sexes en perdition.

Aussi rapidement que toi je jouis très vite, criant sans pudeur mes cris de jouissance. Il n'y a plus rien que ce moment sublime où je perds pieds où tout se mélange entre ce qui est réel et ce qui ne l'est plus. Moment d'union entre deux êtres qui cherchent la jouissance de l'autre pour apprécier la sienne.

Encore et toujours ce sexe qui sort de mon ventre en érection, toujours aussi dur, toujours en quête d'autres jouissances en avenir.

Est ce l'alchimie d'un corps en liberté mais chaque jouissance tu restes frémissant de longues minutes. Spectacle magnifique d'un homme qui jouit de tout son être, de tout son corps.

Toute la journée nous nous aimons, je ne crois pas qu'un seul instant ton sexe trouvera le repos. Il a besoin d’être en érection. Il a besoin de se vider de toute cette excitation que tu lui offres.

Chaque position que nous faisons nous laisse en répit un petit moment de notre soif de jouissance mais très vite l'un et l'autre avons besoin de nous souder de nos sexes encore et encore.

Je laisse sur tes draps ma jouissance, toute cette mouille mélangée à ta semence. Le corps transis, tétanisé de tant d'ébats amoureux. Je te vois encore me chevauchant ta main sur mon dos, ton sexe calé dans le mien. Tes coups de reins plus longs, plus précis quand ce n'est pas ta main que tu fais vriller dans mon ventre pour m'ouvrir complètement, pour me posséder encore plus fort, encore plus intimement.

Le soleil d'hiver se couche doucement sur cette journée d'hiver. Il me faut penser a te quitter. Refermer sur moi toutes ces émotions accumulées et qui me tiennent chaud le temps du retour.
Juste avant de se quitter, un dernier baiser et puis une main que tu gardes sur la porte d’ascenseur qui m’emmène loin de toi. Une main qui voudrait retenir le temps qui court vers une autre destinée.

Voilà de nouveau je te raconte cette journée que nous avons partagés il y a quelques années. Encore une fois nos claviers trahissent notre besoin de nous souvenir comme si la continuité virtuelle était importante, nous permets de continuer nos vies séparées.

Martine D


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