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mardi 26 octobre 2010

Un amour d'autrefois

Sur le carton d'invitation il était précisé de venir le vendredi 12 mai à partir de 18h00 direction la campagne ou il avait acheté une vieille mais charmante bicoque qu'il avait restauré avec l'aide de professionnel. Ce jour, il organisait une grande fête pour pendre la crémaillère et enfin ouvrir sa maison à ses amis.Lui, c'était un ami de longue date. Bientôt la quarantaine, un bel homme à la couleur d'ébène, des yeux noirs brillants magnifique, un ourlet de bouche appétissant, il avait un très beau corps d’athlète. Célibataire depuis peu, il reprenait peu à peu contact avec des amis qu'il avait perdu de vue pendant quelques années.

Je roulais depuis plus d'une heure sur cette route express, le paysage défilé assez vite mais je pouvais quand même profiter de ces valons qui parcouraient la vallée que je traversais. A la sortie R4 je m'engageais sur une petite route de campagne, prenait le chemin qui grimpait sur la colline verdoyante pour déboucher sur un unique chemin de terre cabossé qui m’amènerais directement vers la demeure restaurée.

Je m'engageais sur le petit chemin en question, les arbres bordés chaque coté de celui-ci faisant un arceau de verdure ombrageant. On aboutissait sur deux petites parcelles de terre ou fleurissaient une multitudes de petites fleurs multicolores. La battisse trônait au milieu de ce petit jardin agréable. Grande sur 2 étages en briques du pays elle était très jolie ainsi toute restaurée. Sur le coté du bâtiment un immense chapiteau de toile blanche était montée, je me doutais qu'il servirait à recevoir les invités du propriétaire des lieux pour la fête qu'il avait organisé.

Je garais rapidement ma voiture à coté d'autres véhicules déjà garer. Il était là au bas du péron a discuter avec d'autres personnes qui l'entouraient. De là ou j'étais je les entendais rire de bon cœur, il avait posé sa main sur l'avant bras d'une belle brune plantureuse qui en même temps de rire avait rejeté sa longue chevelure sur ses reins.

Au travers de cette petite réunion d'amis autour de lui, son regard se posa sur moi, aussitôt il s'excusa auprès de ses convives et les deux mains tendues vers moi s'avança avec un large sourire qui laissait voir ses dents d'une blancheur remarquable. Diable d'homme, quelle beauté il avait les années passées n'avaient pas fanés son corps superbe.

Arrivée à ma hauteur il m'enlaça comme si nous nous retrouvions après une courte séparation alors que si je comptais bien il devait avoir plus de 5 ans que nous nous étions plus croisés lui et moi. Il avait posé son visage sur mes cheveux, son corps épousé mes formes, je sentais chaque muscle de son torse collé au mien.

Nous restions ainsi un court instant mais notre accolade éveillé en moi des frissons de plaisir. Il plongea son regard dans le mien furtivement mais avec une telle intensité que je me troublais quelque peu. Il me prit par le bras et me présenta aux autres amis qui avaient repris leur conversation un peu plus loin.

Le temps restait doux malgré la fin de la journée, et il nous invita a prendre un verre derrière la maison ou on avait dressé un buffet de boissons en tout genre. Des tables et fauteuils en rotin étaient dispersés sur la pelouse fraichement tondue. Je prenais place dans un fauteuil à haut dossier un verre de citronnade à la main et me mêlait aux quelques amis présent, écoutant discrètement les conversations qui allaient bon train.

Si il s'occupait de ces autres invités je sentais de temps à autre son regard posé sur moi. Je relevais la tête et croisait son regard, tantôt inquisiteur, tantôt presque tendre. Les invités arrivaient petit à petit, le soleil se couchait lentement sur le jardin embrassant la pelouse de mille feux.

Quand enfin les lumières de l’extérieur s’allumèrent toutes il nous demanda tous de le suivre vers le chapiteau dressé à cette occasion prés du parterre de fleur à l'entrée du jardin en façade. Même si le chapeau était en toile l'intérieur avait son charme. Des longues tables le long des murs fragiles supportés un buffet somptueux de victuailles campagnarde.

On avait mangés, bus et dansés une partie de la soirée, malgré la fraicheur de cette nuit de mai, sous le chapiteau la chaleur régnait. Je décidais de jeter un châle de coton beige sur les épaules et d'aller faire quelques pas hors de la foule. Sur la terrasse de derrière, les spots étaient encore allumés ce qui permettait de se promener sans risquer de se blesser.

Mes pieds martyrisés par de hautes sandales aux lanières fines me faisaient souffrir et je décidais des lors d'aller me reposer un moment à l'endroit ou nous avions pris le premier verre de bienvenu. Je retrouvais ce fauteuil de rotin au haut dossier qui m'avait accueilli et je me laissais tomber dessus. J'enlevais mes chaussures et posait les jambes sur un autre fauteuil dont le dossier était plus bas.

Dans l'obscurité de la nuit, je voyais une ombre se rapprochait sans faire de bruit, malgré les lumières je n'arrivais pas vraiment a reconnaitre cette silhouette. Elle passa devant un spot et je réalisais que c'était mon invité qui m'avait suivit. Je fis le geste de me remettre dans une position plus élégante mais il me demanda de ne pas le faire.

_Reste ainsi voyons, je t'ai suivi parce que je m'inquiétais de ton départ.

_Il ne fallait pas, je ne voulais déranger personne, mais l’atmosphère commence a être irrespirable et j'avais besoin d'un moment de solitude quelque part au grand air.

Il prit lui aussi un fauteuil qu'il posa prés du mien mais le dos au jardin, je l'avais ainsi face à moi. Un instant nous étions restés silencieux. Le silence de la nuit nous enveloppé comme si nous étions les seuls dans la demeure alors que la fête battait son plein à quelques mètres de nous.

Il reprit la conversation, me demanda ce que je devenais maintenant, je profitais de ce moment seul à seul pour le remercier de m'avoir invité pour cette soirée spéciale.

_J'y tenais sincèrement et espérais que tu acceptes mon invitation. J'ai souvent penser à toi, et ce soir tu es la, plus ravissante encore que dans mes souvenirs. Tu n'as pas changé, ton regard reste celui qui m'aura certainement touché le plus dans tout ceux que j'ai croisé depuis que nous sommes séparés toi et moi un soir d'hiver pour ne plus jamais nous revoir.

Je savais qu'un moment ou un autre il aurait évoquer nos souvenirs communs, nos rendez vous amoureux, nos nuits de folie ou nous nous endormions dans les bras l'un de l'autre fourbu de nous avoir aimé pendant des heures.

Et puis la vie nous avait séparée, sans vraiment de fracas avec dans le cœur pour ma part un grand vide que personne jusqu'alors n'avait réussi a combler. Je chassais toutes ses idées de ma tête et pour unique réponse je lui souriais.

Nous restions ainsi de longue minutes en silence, il avait posé sa main à la hauteur de mon genou comme s'il voulait garder le contact muet. Je n'avais pas bouger, sa main longue et fine le serrait de temps en temps pour se rappeler à moi. Comme si il fallait cela pour que je ressens cette brulure de cette infime partie de lui posée à la mienne.

Nos regards de nouveau se croissaient, et s'abandonnaient aussitôt. Si le vent était frais il n'apaisait pas mon corps ni mon esprit. Des brides de nous me revenaient sans cesse, lui et moi nous découvrant mutuellement, nos baisers enflammés, nos mains unis dans le même désir d'offrir le meilleur de nous à l'autre.

Avait-il les mêmes images que moi qui lui revenaient à l'esprit, je ne pouvais le dire mais sa main à mon genou se faisait parfois légère et aussitôt plus lourde, plus possessive. Je fermais les yeux quelques secondes il en profita pour déposer sa tête sur mon bas ventre. Le souffle chaud de sa bouche brulait mon ventre au travers du tissus de satin de ma robe.

Il frottait sa joue sur celle-ci, le respirait, sa main posait à mon genou remontait doucement sur ma cuisse. Il enflammait mes sens, je le connaissais je savais qu'il voulait plus encore plus. Balayer les bonnes résolutions que j'avais prise sur la route qui me menait jusqu'à lui. Ne pas me laisser prendre de nouveau à cette folie de lui. Rester le plus naturelle possible sans pour cela rejaillir ce besoin charnel de m'abandonner à lui.

Sa main remontait de plus belle caressait ma hanche, montait dangereusement vers un sein qui se durcissait déjà. S'il s'apercevait de cela je savais que plus rien ne l’arrêterais et sincèrement c'était bien la dernière chose que je souhaitais. Qu'il continue pensais-je oui qu'il découvre à nouveau ma peau si souvent solitaire depuis notre séparation qui restait douloureuse pour moi.

Et puis tout s'enchaina si rapidement que je ne sais qui commença le premier. Il fit prisonnier dans sa main un sein, qu'il caressait, qu'il massait tendrement, il se rapprocha encore plus près de moi. Sa bouche maintenant venait se collait à la mienne, ses lèvres charnues venaient goutés au sel de la mienne. Il se fraya un passage dans le barrage de mes lèvres avec sa langue, prit la mienne dans son tourbillon enivrant, la lécha, dansa avec elle de la sienne.

Ma main posait à sa nuque la caressait, j’enfonçais tendrement mes doigts dans sa chevelure courte. Baiser passionné, baiser quémandeur de plus encore, baiser fougueux, baiser tendre tout à la fois. Et mon corps s'abandonnait tout à lui. Tout mon être hurlait son envi de lui appartenir encore et encore.

Lui seul avait ce don d'enflammer mon corps sous ses caresses, sous ses baisers. Plus rien autour de moi semblait réel, lui et moi retrouvions ce désir fou de nous aimer. Il pris alors deux énormes coussins qui ornaient les fauteuils en rotin, les déposa sur le sol et m'entraina sur ceux ci. L'espace y était restreint mais contenait nos deux corps. Ainsi couchés l'un à coté de l'autre nos mains n'en finissaient pas de nous redécouvrir.

Chaque caresse qu'il laissait à ma peau était des feux qu'il allumait et qu'il apaisait un instant d'un baiser. Il n'avait plus de retenue aucune, il avait remonté sur mon ventre sous le fin tissus de ma robe, caressait mon ventre, remontait sur mes seins nus en dessous de celle-ci. Sous ses doigts il retrouvait la texture de ceux-ci, faisait rouler le téton gonflé entre ses doigts, sa bouche collait à la chaleur de mon cou qu'il léchait avec tendresse.

J'avais réussi a ouvrir sa chemise bleu clair qui laissait maintenant paraitre son torse musclé. Je passais mes mains dans son dos, descendait jusqu'à ses reins, remontaient à ses épaules. Son sexe devenu dur se frottait sur ma jambe. Nos soufflent se perdaient unis du même désir.

Il souleva ma robe jusqu'à mon cou et commençait a embrasser mon corps, sa bouche saisie mon long téton qu'il suçait, mordillait tendrement me laissant ainsi comme seule arme que mes gémissements qui se perdaient dans le silence de la nuit.

Ses mains n'en finissaient pas de me caresser, parfois si légère qu'elle me laissait dans des frissons interminables, et sitôt elles devenaient plus possessives comme s'il voulait que ma peau se souvient de cet instant de nous. Pendant qu'il continuait a suçait un sein sa main descendit rapidement sur ma vulve, il l'a prenait en main, la caressait, la massait pour descendre entre mes cuisses.

Mon string n’était plus qu'un simple bout de tissus trempait de ses caresses. Mon corps était en ébullition permanente. Il retrouvait le chemin intime que protégeait le fin sillon de ma fente. Il plongea ses doigts dans ce miel coulant de mon sexe, retrouva aisément le capuchon de mon clitoris qu'il agaçait maintenant le faisant se durcir, gonflé de plaisir, de désir de lui.

Ses doigts courraient tout le long de ma sexe, je gémissais, me tordais encore et encore pour ne pas perdre aucune de ses caresses. Il faisait de moi un brasier sensuel, mes jambes serraient et desserraient sa main pour le sentir plus fort. Je fus secouais de mille décharges électrique partant de mes reins et venant s’éclater dans mon sexe. Mes jambes battaient l'air, ma bouche devenait sèche, mon souffle court me donnait presque peine a respirer.

Je jouissais si fort qu'une seconde j'en perdais presque connaissance. Mon corps se soulevait des coussins, je pinçais les lèvres si fort qu'elles m'en faisaient mal pour ne pas hurler de plaisir dans le silence qui nous entourait.

Je ne pourrais pas définir l'intensité de ce premier orgasme tant qu'aucun mot ne serait assez fort pour le définir vraiment. Mais il me laissait en demie inconscience, vidé de toute mon énergie, apaisait de tout stress, comblé, heureuse et pourtant j'éclatais en sanglots comme délivré de moi même.

Ses larmes même si il les connaissait le laissait toujours impressionné quelques instants, il savait que je reviendrais lentement dans ce monde terrestre après avoir franchi le temps de mon orgasme un monde ou personne que moi n'avait l’accès.

Il m'accompagnais silencieux dans cette retombée sensuelle, il avait posé sa tête sur un sein, sa main qui avait quitté mon sexe était venu se posé sur ma hanche comme s'il voulait que la tendresse qu'il venait de m'offrirreste le lien fragile qu'il venait de ranimer.

Au bout de quelques minutes je me dégageais de lui en douceur, il retombait sur cette couche improvisée, je plongeais mon regard dans le sien, et puis ma main reprit le contact de sa peau. En gardant mon regard posé au sien, je commençais alors a le caresser. Son grand corps se laissait apprivoisé à mes caresses, le plat de ma main se promenait sur chaque téton, sur son ventre qui ondulait. Ses jambes interminables se contractaient de plaisir à chaque passage de mes doigts.

Je libérais son sexe emprisonnait dans son pantalon de toile. Celui-ci était déjà tout poisseux d'excitation, long, épais, le gland rougit de désir. Je passais mon pouce autour de celui-ci, glissait sur son frein qui fit redressait encore plus cette tige que je connaissais déjà. Je la serrais entre mes doigts, la massait, faisait des va et vient remontant chaque fois son prépuce sur son gland.

Maintenant c'était à son tour de gémir, d'onduler des hanches, de garder à tout prix le contact de mes doigts à sa tige. Ma bouche l'embrassait de mille baisers, descendait sur son flanc, sur son ventre. Je sentais le feu de son ventre me brulait les lèvres, il poussait ma tête de plus en plus vers le bas de son ventre, je savais ce qu'il me demandait en silence. Ma bouche vint se poser sur son sexe dressé. Légèrement je commençais à lui lécher le gland pendant que ma main massait ses bourses pleines.

C'était à son tour de tressaillir presque violemment du ressenti de ma bouche à son sexe. Il caressait mes cheveux, les empoignait tendrement mais fermement dans sa main. Je savais par expérience passée qu'il aimait cette caresse buccale alors dans un désir fou de lui faire l'amour à nouveau de ma bouche. Je le pris plus loin dans ma bouche, ma salive facilitait les va et vient que je lui faisais.

Son sexe se gonflait encore et encore, chaque nervure s’électrisait à chaque coup de langue que je lui donnais. Ses bourses se durcissaient quand je lâchais son sexe pour venir les lécher. Je continuais a le caresser tout en le suçant. Son corps n'était plus qu'un long frisson interminable. Ses hanches s'ondulaient, cherchaient inlassablement encore et encore ma langue autour de son sexe.

Ma bouche faisait un tendre anneau autour de son sexe, le serrant et desserrant dans mes joues, je remontais sur sa hampe tout en le dégustant avidement. Je savais que le moment de sa jouissance n'allait plus tardé. Il gémissait sans retenue maintenant, les yeux clos, le corps en alerte permanente de cette jouissance qui allait éclater dans les secondes qui arrivaient.

Alors pour ne plus le faire attendre, je le reprenais en bouche, je pressais de la main ses bourses, je le suçais plus vite, plus fort. Son corps se tenait tel un arc bandait. Sa main posé à ma tête devenait plus lourde, il accrochait ses doigts à mes cheveux.

Il prononça mon prénom entre deux halètements et se laissa envahir de sa jouissance, ses hanches s'ondulaient, ils les poussaient encore et encore faisant glisser son sexe plus loin dans ma gorge. Je resserrais mes joues autour de son sexe et le laissait venir s'assouvir dans ma bouche. Sa semence brulante et abondante se perdait dans ma salive, je le laissais se vider complétement dans ma gorge. Il retomba sur les coussins, son orgasme était semblable au mien le laissant anéanti quelques secondes. Il me fit comprendre qu'il voulait que je viennes me blottir dans ses bras ce que je fis aussitôt, il me serrait très fort sans aucun mot, mais pour le connaitre je savais qu'il n'était pas a se laisser a maintes confidences. Il préférait rester en communion avec moi avec la force de ses bras autour de moi, sa bouche posée à ma tempe.

Il avait besoin de ce temps d'abandon total pour reprendre contact avec ce qui l'entourait, moi à ces cotés l'accompagnant comme il l'avait fait avec moi dans un silence apaisant mais si fort de nous.

Nous dûmes vite mettre un terme à ce moment intime de nous, une voix masculine l'appelait surement que certains de ses convives s'étaient aperçu de son absence et on devait le chercher maintenant. Il ajusta ses vêtements, remis un peu d ordre dans sa tenue, s'abaissa de nouveau vers moi et déposa un baiser tendre et passionné sur ma bouche.

Et parti rejoindre son ami qui le cherchait, me permettant ainsi de me rhabiller à mon aise, de remettre à mon tour de l'ordre dans ma tenue et de reprendre une apparence normale sans laisser rien laisser paraitre aux autres invités.

Mais au lieu de me diriger vers le chapiteau, je me dirigeais vers mon véhicule, ouvris la porte, mis ma voiture en marche, et quitter la fête qui se finissait aussi. Dans mon rétroviseur central, une haute silhouette restait encore longtemps debout a me regarder partir jusqu’à ce qu'il disparaisse totalement de ma vue.

MartineD

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